Area 51, tome 7 – Il y a de l’orage dans l’air…

Récap’ express :
L’Area 51 est une zone secrète où sont rassemblés tous les dieux, créatures mythiques et autres légendes. Dans ce territoire à nul autre pareil évolue une humaine, Tokuko McCoy. Profession : détective. Elle aime les donuts que va lui chercher son partenaire du moment : un prince charmant.
Dans l’épisode précédent, McCoy a été capturée et se retrouve prisonnière dans le Valhalla, tandis qu’Odin déclenche un conflit entre les divinités. Le Prince veut sauver McCoy tandis qu’un Dieu déchu (et dégarni) se rappelle au bon souvenir de tous.

La sortie de chaque tome de Area 51 est un événement, qui donne lieu à tout un rituel, savamment organisé : d’abord déplier la couverture pour voir ce à quoi nous avons à faire (un avant-goût nous avait toutefois été donné sur Twitter), quel signe figure sur la tranche. Puis première lecture, d’un bloc, peu importe l’heure (ce qui peut pousser à se coucher très tard – il faudrait institutionnaliser le motif de retard pour cause de lectures nocturnes – ce sera dans mon programme pour les présidentielles 2092). Seconde lecture un jour ou deux après pour revoir certains passages, avoir une vision d’ensemble plus complète. Le tome 7 n’a pas fait exception.

Bilan : mon seul regret c’est l’absence de quelques histoires courtes de Masato Hisa. Je chipote : les festins de l’hécatocéphale répondent présents et il y a de quoi délirer (mon propos préféré pour cette session : « C’était moins une, dites donc. Il a commencé à digérer le gazon. ») mais également apprendre (cf. les petits encadrés). En même temps, vu le contenu des chapitres 25 à 29, cette absence n’est pas si grave car terminer avec quelques cases humoristiques aurait peut-être « cassé le délire ».

mccoy ligotée
Car ce tome, à l’instar du 4, n’est pas aussi drôle que les précédents. Certes on conserve une bonne dose de fun et de délire : de Ômononushi II au rayon specium de Amaterasu, en passant par un sniper allemand (avec les expressions qui vont avec) et Odin avec une armure mécha (je ne m’en suis pas encore remis) notre dose est administrée comme il se doit.

Mais il y a une autre tonalité, plus sombre, liée, un peu, à la Guerre des Dieux orchestrée par le Serpent originel et, surtout, à ce qui se passe entre ce dernier, McCoy et le Prince. La baston entre divinités bat son plein mais elle reste finalement secondaire dans le traitement des chapitres. L’arrivée de Zeus remet un peu d’ordre et conduit à se concentrer sur son combat avec Odin (moment pinailleur : p. 147, je crois qu’il manque un mot : « Je m’attendais à ce que soit coriace […] »). Ce qui se passe par ailleurs entre les autres divinités versus Dieux serpents et valkyries ressort du fait divers dans l’Area 51.

Zeus vs Odin
Pendant ce temps, le Prince et Pike poursuivent leur parcours du combattant pour parvenir jusqu’à McCoy et la sauver. Je ne partirai pas dans des divagations concernant un quelconque substitut phallique ou l’implantation du désespoir, pas plus que je ne spoilerai la fin (ni le teaser du tome 8, et pourtant…). Je me limiterai à une phrase : le Prince gagne ses titres de noblesse, lui que l’on avait pu trouver un peu emprunté, en-deçà auparavant là il est parfait.

Finalement, le volume s’organise, schématiquement, dans deux directions où se distribuent les personnages clés :

  • Côté combat, l’affrontement Zeus-Odin répond à celui entre McCoy et le Serpent, avec pas mal de parallèles ;
  • Idem du côté du passé : celui du Serpent est central (et en lisant ses propos, j’y ai trouvé un écho assez troublant avec quelques actualités), qui permet d’attraper, au passage, des morceaux pour reconstituer celui de McCoy qui continue à se dévoiler un peu plus.

never fight alone

« Vous voulez vivre. Vous devez vivre. Alors vivez. »

Je crois que c’est en refermant ce tome que la couverture (ou jaquette ?) prend tout son sens et apparaît si belle. Jusque-là c’était le tome 5 qui siégeait en première place mais cela pourrait changer. Cette couverture me fait penser à ces (vieilles) photos de famille que l’on trouve dans des albums ou sur un meuble. Il me semble que c’est la première couverture où la scène de face se retrouve au dos et « replacée dans son contexte ».

Au-delà de ces considérations, ce nouveau tome continue à alimenter la série de Masato Hisa, toujours aussi plaisante à voir (merci l’auteur), à manipuler (merci pour l’édition) et à lire (merci aux traducteurs). Avec les tomes 8 (la « baltringue » aperçue à la fin du tome 6 reviendra-t-elle alors ?) et 9 à venir en 2016, cette seconde année d’Area 51 en France commence très bien. Avec un trémolo dans la voix mais ça c’est une autre histoire.

Couverture Area 51 tome 7
Remarques :

  • Le commentaire porte sur un tome gagné à l’occasion d’un concours – première fois que cela m’arrive.
  • Les images sont des photos prises par mes soins (d’où leur qualité…) et sont là à des fins purement illustratives. Les copyrights habituels s’appliquent.

Publié par

Anvil

Lecteur de manga, manhua, manhwa... visionneur d'animés, films... et de plein d'autres "trucs" car ma curiosité n'a (presque) pas de limites. Je suis touche-à-tout sans être bon à rien. Les avis présents ici n'ont, par conséquent, aucune prétention si ce n'est celle d'offrir un point de vue sur une œuvre qui m'a interpellé. Vous pouvez me retrouver sur Twitter : @Anvil_G ; sur Sens Critique : Anvil et ailleurs... See you Space Cowboy!

3 réflexions au sujet de « Area 51, tome 7 – Il y a de l’orage dans l’air… »

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