Psycho-Pass. Inspecteur Shinya Kôgami – Ah, la belle vie…

Synopsis :
XXIIème siècle : chaque individu est muni d’un « Psycho-Pass », un dispositif qui mesure un coefficient de criminalité. S’il est trop élevé, vous êtes traqués par des Exécuteurs, des criminels potentiels, supervisés par des Inspecteurs. Des morts suspectes se multiplient dans une maison de retraite. L’inspecteur Shinya Kogami est chargé de l’enquête. Un suspect se profile mais une machination macabre semble avoir été mise en place impliquant la zone réservée aux seniors haut-placés dans la société. Dans quoi l’inspecteur va-t-il mettre les pieds ?

Préquel(le) de la série animée dystopique Psycho-Pass, le manga Psycho-Pass. Inspecteur Shinya Kôgami nous plonge à une époque où ce dernier n’est pas encore devenu exécuteur, n’a donc pas croisé la route de l’inspectrice Akane Tsunemori. Pour l’anecdote, cette dernière apparaît sur une case en compagnie de ses amies Kaori Minase et Yuki Funahara. (Kôgami a-t-il un début plus calme que celui de Tsunemori ? Telle est la question…)

Psycho-Pass_T1

Que l’on se rassure, il n’est pas nécessaire d’être familier avec la série animée pour comprendre ce qui se passe. Dès le départ, des propos sont là pour planter le décor et nous expliquer LA grande nouveauté de cette époque : le Psycho-Pass. D’emblée il est également précisé que la technologie est employée pour assurer à tous une « belle vie ». D’où la volonté d’éviter tout ce qui pourrait nuire à la bonne santé de la population, tout ce qui peut générer du stress, des craintes.

Le résultat est-il à la hauteur ? Une telle société fait-elle le bonheur de tous ? Obtient-on le fameux plus grand bonheur du plus grand nombre ?  A voir. Si la norme est la « belle vie », cela exclut ceux qui ne veulent pas de cette vie. Et des crimes continuent à avoir lieu, le signe que le crime est peut-être consubstantiel à l’humanité et/ou que cette société n’est pas parfaite. Surtout si des moyens existent pour « trafiquer » son Psycho-Pass…

Si ce dernier donne un coefficient de criminalité et une couleur, il n’est pas en mesure de neutraliser à lui seul les personnes identifiées comme dangereuses. Il incombe alors à la Sécurité Publique et à ses hommes et femmes de régler le problème. Ils se répartissent entre inspecteurs et exécuteurs. Ces derniers sont des criminels dormants, des personnes dont le Psycho-Pass s’est assombri et à qui on a offert de travailler pour la Sécurité Publique, sous les ordres d’un inspecteur. Chance offerte ou domestication, je vous laisse juger.

Exécuteurs comme inspecteurs disposent d’un Dominateur (un pistolet plutôt classe). Si la personne suspecte présente un degré de dangerosité trop élevé alors le Dominateur passe en mode neutralisation létale et alors… la cible est éliminée pour de bon, éparpillée façon puzzle.

Voilà encore de quoi interpeller : une société qui valorise la belle vie doit-elle se montrer si radicale et ne pas offrir de réhabilitation à celles et ceux qui s’écartent trop de la norme déterminée ? Ce radicalisme de la sanction interroge dès le premier tome.

Un premier tome composé de quatre chapitres qui permettent de faire un tour d’horizon des principales figures gravitant autour de Kôgami (Masaoka est fidèle au poste d’exécuteur). Il faut dire que l’accent est placé sur la résolution d’une affaire aussi les individus sont vus au travail, jamais chez eux. Comme s’il n’y avait aucune coupure, comme si le travail ne devait pas être interrompu. L’affaire en cours pourrait d’ailleurs bien ressembler à une poupée russe…

Graphiquement, le trait des personnages est fidèle au design de la série d’origine. J’ajoute trois remarques : i) j’ai regretté que les Dominateurs ne soient pas davantage montrés, notamment quand il passe un mode « agressif » ; ii) le rendu du suspect qui va exploser ne m’a pas trop plu ; iii) le découpage de quelques scènes manquaient de lisibilité.

Psycho-Pass. Inspecteur Shinya Kôgami permet ainsi de voir Kôgami alors qu’il croyait encore dans le monde où il évoluait. L’intérêt de la série, outre celui de montrer des points qui n’ont pas été explorés par l’animé, consiste alors à voir comment le jeune inspecteur va, peu à peu, sortir du « droit chemin », faire certaines rencontres… Entre chute d’un homme et système étouffant l’humanité voilà une série qui risque de troubler nos Psycho-Pass !

Publié par

Anvil

Lecteur de manga, manhua, manhwa... visionneur d'animés, films... et de plein d'autres "trucs" car ma curiosité n'a (presque) pas de limites. Je suis touche-à-tout sans être bon à rien. Les avis présents ici n'ont, par conséquent, aucune prétention si ce n'est celle d'offrir un point de vue sur une œuvre qui m'a interpellé. Vous pouvez me retrouver sur Twitter : @Anvil_G ; sur Sens Critique : Anvil et ailleurs... See you Space Cowboy!

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