Bungô Stray Dogs, vol.1 et 2 – Les mystères de Yokohama

Alors que les deux saisons de l’animé Bungô Stray Dogs ont été diffusées l’année dernière, ce début du mois de février marque la parution en France des deux premiers volumes du manga débuté en 2012 au Japon (et toujours en cours), de Harukawa35 et Kafka Asagiri. Avec ses quatre marque-pages offerts, ses premières affaires à élucider, venez mener l’enquête au sein d’une agence de détectives bien particulière !

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Bienvenue à l’Agence des Détectives armés

Pour paraphraser un certain scribe, la vie c’est d’abord des rencontres. Celles que va faire le héros de Bungô Stray Dogs, Atsushi Nakajima, vont passablement modifier le cours de son existence. Renvoyé de l’orphelinat, sans le sou, l’estomac criant famine, le jeune homme est dans une situation des plus précaires. C’est à partir de là que les rencontres vont se succéder, qui le conduiront à intégrer l’Agence des Détectives armés.

Cette agence regroupe des enquêteurs dont la plupart (la totalité ?) sont dotés de pouvoirs surnaturels qui se dévoileront au lecteur au fil des pages. On a ainsi affaire à une troupe de chocs qui travaille lorsque la police ou l’armée ne parviennent pas à résoudre une affaire et qu’une demande officielle leur est adressée. Autant dire qu’ils ne traitent pas de petits dossiers. La première affaire à laquelle nous assistons conduits d’ailleurs deux membres de l’Agence, accompagnés de Atsushi, sur les traces d’un tigre mangeur d’hommes qui sévit dans les environs depuis quelques temps.

Pour autant, si l’Agence obtient de très bons résultats et parvient à administrer quelques leçons à ceux qui lui cherchent des noises, elle doit aussi composer avec d’autres forces en présence. En effet, « l’univers fantasmagorique de Yokohama » est marqué par la présence de brebis galeuses dans la police, d’hommes politiques qui utilisent leur pouvoir pour étouffer des affaires gênantes, de gangs et, surtout, de la mafia portuaire, véritable pieuvre qui étend ses tentacules dans toute la ville.

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Quelques membres de l’Agence

Un grand pouvoir implique-t-il de grandes responsabilités  ?

Point important, révélé dans les premières pages de la série, la détention de pouvoirs surnaturels n’est pas une rareté. « Le monde regorge de personnes dotées de ce genre de faculté. » Mais tout le monde ne maîtrise pas ses pouvoirs… ce qui explique certains dérapages auxquels l’Agence doit mettre un terme.

Certains peuvent aussi utiliser leur pouvoir non pas pour faire le bien mais pour faire le mal ou pour faire autre chose… On rencontre une certaine diversité en matière de profils au cours des chapitres. Le plus redoutable, à ce stade, se nomme Ryunôsuke Akutagawa et Atsushi est rapidement mis en garde lorsqu’il intègre l’Agence : s’il le croise il doit fuir. Personne n’a envie de se frotter à lui. Pour quelles raisons ? Vous les découvrirez en lisant les deux volumes.

Surtout, la série nous offre une grande diversité de pouvoirs. Si nous n’avons pas encore assisté à des attaques combinées, il est intéressant d’établir quelques rapports de force entre les personnages, même si la règle de transitivité (A bat B, B bat C donc A bat C) ne s’applique sans doute pas automatiquement.

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Akutagawa et une explosion : y a-t-il un lien ?

Les quatre saisons de la littérature nippone

Bungô Stray Dogs a pour particularité de voir nombre de ses personnages issus de la littérature nippone : Osamu Dazai, Ranpo Edogawa, Doppo Kunikida, Ryunôsuke Akutagawa, Atsushi Nakajima… nous avons une belle brochette de littéraires à observer, à l’instar de City Hall. Surtout, nombre de particularités des personnages du manga sont autant de références à la vie et aux œuvres des vrais auteurs.

Si vous n’êtes pas spécialiste de ces personnes ne vous inquiétez pas : entre les marque-pages et des informations présentes en fin de chapitre, toutes les informations sont à portée de main, même si certains mystères ne sont pas encore révélés, de quoi pimenter un peu plus encore la suite des aventures de nos détectives.

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Z’ai cru voir un ‘rominet

Remarques conclusives

Avec la sortie simultanée des deux premiers volumes, Ototo Manga nous permet d’entrer pleinement dans l’univers de Bungô Stray Dogs, d’apprécier le trait de Harukawa35 dont c’est le premier manga ! Il livre un résultat de bonne qualité où les scènes d’action conserve toute leur lisibilité. Les expressions des personnages entrent bien en adéquation avec les propos tenus – la traduction de Nicolas Pujol et le lettrage rendant bien les différences de ton et d’intonation entre les personnages.

Du côté de l’édition, les volumes bénéficient d’un papier de qualité, d’un bon équilibre entre rigidité et souplesse, de pages couleurs en début de volume et de jaquettes où les personnages sont mis en avant grâce à un vernis sélectif.

En somme le fond comme la forme se conjuguent pour nous offrir une série dont le début prometteur ne demande qu’à être confirmé avec la sortie des tomes suivants !

P.S. : l’ensemble des images présentes dans cet article demeure la propriété de Kafka Asagiri, Harukawa35,  Kadokawa Shoten et Ototo Manga.

Publié par

Anvil

Lecteur de manga, manhua, manhwa... visionneur d'animés, films... et de plein d'autres "trucs" car ma curiosité n'a (presque) pas de limites. Je suis touche-à-tout sans être bon à rien. Les avis présents ici n'ont, par conséquent, aucune prétention si ce n'est celle d'offrir un point de vue sur une œuvre qui m'a interpellé. Vous pouvez me retrouver sur Twitter : @Anvil_G ; sur Sens Critique : Anvil et ailleurs... See you Space Cowboy!

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