Riku-Do, vol.1 – Fist of the New Star

« Je veux être plus fort… et
prendre un nouveau départ. »
Riku

Alors que le dix-septième volume de Terra Formars paraîtra la semaine prochaine, une autre série issue du Young Jump fait ses débuts en ce mois de février chez Kazé Manga : Riku-Do de Toshimitsu Mastubara. Première série du mangaka, ce seinen s’offre, avec son premier tome, un début réussi, qui donne envie de découvrir la suite et de voir germer les graines plantées au fil des huit premiers chapitres.

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Né pour cogner ?

La première difficulté avec une œuvre, quelle qu’elle soit, consiste à… la commencer ! Les débuts sont en effet un moment important, pour poser les jalons de l’histoire, les grandes lignes directrices, présenter les personnages principaux, semer ici et là quelques éléments appelés à se développer par la suite.

En la matière, Riku-Do démarre de manière tonitruante et frappe les esprits. Voir un enfant (Riku) frapper son père n’est pas courant. Si on ajoute que le père en question gît au bout d’une corde car il s’est pendu, la situation devient encore moins banale. Et lorsqu’on entend Riku dire qu’il lui tape dessus pour rendre les coups qu’il a reçus on se trouve sur un territoire malheureusement trop connu : les violences familiales. Le pire étant que Riku va rapidement tomber de Charybde en Scylla en allant vivre avec sa mère.

Un premier jalon est alors posé : la boxe constitue pour Riku un moyen de s’en sortir, de survivre dans l’univers qui est le sien. Un univers loin d’être rose où le jeune garçon va recevoir bien des coups. Par chance oserait-on dire, Riku possède des prédispositions pour l’art pugilistique, tant dans sa faculté à frapper que dans celle à bien viser pour maximiser l’impact de ses coups.

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Riku après l’école

Corps et âme

Son investissement dans la boxe sera facilité par sa rencontre avec un ancien boxeur devenu yakuza : Kyôsuke Tokorozawa. Ce dernier va permettre à Riku d’entrer dans un club de boxe. Á lui de faire ses preuves pour être conservé et franchir les étapes qui le conduiront, peut-être jusqu’au sommet.

Là-dessus le manga ne s’attarde pas outre-mesure sur l’entraînement subi par Riku. La base est posée et une ellipse viendra nous propulser quelques années plus tard, moyen d’apprécier rapidement les modifications physiques intervenues chez Riku. Et puis il n’est pas besoin de multiplier les planches pour nous faire comprendre à quel point le héros donne tout pour progresser. Où l’on voit que le manga rejoint l’ethnographie lorsqu’elle se penche sur l’univers des gyms et le quotidien des boxeurs (cf. Corps & âme de Loïc Wacquant).

Á ce stade, la volonté de Riku de devenir boxeur professionnel et de percer est manifeste. Pour autant, on voit déjà quelques interrogations se profiler : la découverte de l’art pugilistique mobilise son temps dès qu’il n’est pas à l’école. Il ne pense qu’à ça, il ne fait que ça, se désintéresse complètement de ce qui l’entoure si bien qu’on se demande si la boxe ne va pas devenir une drogue qui risque de le consumer entièrement et de le couper des personnes qui tiennent à lui.

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Tokorozawa (jeune) en pleine action

Rendre les coups

Pour une première série, la patte graphique de Toshimitsu Matsubara ne révèle pas de fausse note. Retranscrivant efficacement les émotions des personnages l’auteur est aussi à son aise pour découper les scènes et représenter les différentes situations où les personnages usent de leurs poings avec des cas de figure qui feront penser à d’autres œuvres (quand Riku étale un adversaire en un coup je ne peux pas m’empêcher de penser à Snatch).

Du côté de l’édition proposée par Kazé, le volume est assez souple et sans page couleur. Pas de bavures ou de problèmes de coupes à signaler. La traduction, assurée par Arnaud Delage, se révèle des plus satisfaisantes.

S’élever à la force des poings

L’entrée sur le ring est réussie pour Riku-Do ! Le premier tome procède habilement pour proposer une histoire à la fois lisible et non simpliste. Riku a tout pour s’attacher les faveurs des lectrices et lecteurs et une certaine hâte prend forme, pour voir si l’univers de la boxe professionnelle sera aussi impitoyable et retors que le monde connu par le garçon. Avec quelques grandes figures autour de son héros, Toshimitsu Matsubara nous propose un manga qui pourrait bien nous mettre K-O lors d’un prochain round.

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P.S. : les images présentes dans cet article n’ont qu’une fonction illustrative. Elles demeurent la propriété de Toshimitsu Mastubara, Shûeisha et de Kazé Manga.

Publié par

Anvil

Lecteur de manga, manhua, manhwa... visionneur d'animés, films... et de plein d'autres "trucs" car ma curiosité n'a (presque) pas de limites. Je suis touche-à-tout sans être bon à rien. Les avis présents ici n'ont, par conséquent, aucune prétention si ce n'est celle d'offrir un point de vue sur une œuvre qui m'a interpellé. Vous pouvez me retrouver sur Twitter : @Anvil_G ; sur Sens Critique : Anvil et ailleurs... See you Space Cowboy!

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