Godzilla, partie 1 : La planète des Monstres – The Lost World

Sorti au Japon en novembre dernier, le premier des trois films d’animation consacré à Godzilla est arrivé sur Netflix en ce mois de janvier : Godzilla, partie 1 : La planète des Monstres. Sur un scénario de Gen Urobuchi, le film a été réalisé par Kōbun Shizuno et Hiroyuki Seshita, ce dernier ayant déjà sévi sur Blame! ainsi que sur Knights of Sidonia. Que retenir de ce film attendu ? Réponse sans spoilers ci-dessous.

Affiche Godzilla

Exil

Godzilla semble reprendre du poil de la bête. Outre ses aventures cinématographiques récentes (Gareth Edwards, Hideaki Anno…) la créature avait aussi eu les honneurs d’un dessin animé qui passait sur M6 à la fin des années 1990 et que vous avez peut-être vu. J’en garde un assez bon souvenir et c’est avec ces éléments en tête que j’ai abordé ce film d’animation. Premier constat : il n’a rien à voir avec lui. Dans la planète des Monstres, Godzilla est l’adversaire du genre humain. En compagnie d’autres créatures il a poussé les femmes et les hommes à quitter la Terre au début des années 2000.

Une situation qui n’est pas sans rappeler celle de Knights of Sidonia où l’espèce humaine a dû fuir la Terre à cause des Gauna. Sauf qu’ici, outre le fait que les hommes et les femmes ne photosynthétisent pas et n’ont pas de méchas aussi puissants que les pilotes de Knights of Sidonia, ils ne trouvent rien. Aucune planète sur laquelle aller. Les années passent, les vivres s’amenuisent. Le début du film n’est donc pas très joyeux. Mais la présence de la religion aide à tenir même si elle est professée par une espèce extraterrestre qui a fait cause commune avec les humains.

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Yuko, une camarade d’Haruo © Netflix, Toho, Polygon Pictures

La Terre patrie

L’urgence se faisant plus pressante chaque jour, une décision est prise : retourner sur Terre seul endroit qu’ils puissent atteindre et où ils pourraient vivre. Près de 20 000 années se sont écoulées depuis leur départ alors qu’ils ont passé 20 ans dans l’espace. Autant dire que la Terre a bien changé. La nature a repris ses droits, l’atmosphère s’est modifié mais on trouve encore des traces de l’ancien monde, même s’il a été recouvert. L’humanité est partie et doit désormais reconquérir la Terre. Pas d’ethnocentrisme donc et on pourra repérer quelques passages où les propos de certains personnages tancent l’hubris de l’Homme…

Si bien que la punition de l’exil apparaît presque comme un retour de bâton pour des humains qui se seraient un peu trop crus maîtres et possesseurs de la Nature. Godzilla est alors présent pour rétablir un certain équilibre très défavorable aux humains. Surtout que ces derniers n’auront pas le temps de savourer leur retour sur Terre car ils seront rapidement attaqués par des créatures d’un genre nouveau avant de pouvoir mettre leur plan en marche : retrouver Godzilla et le tuer. De quoi nous offrir quelques belles scènes d’action dans les airs et sur terre ainsi que des bruitages que l’on avait déjà pu apprécier dans les autres productions de Polygon Pictures.

comié
Le comité d’accueil… © Netflix, Toho, Polygon Pictures

La vengeance est un plat qui se mange froid ?

Le héros de la série se nomme Haruo Sakaki. Il a quitté la Terre encore enfant et n’est animé que par une seule chose : tuer Godzilla. Il n’y a donc pas de volonté de compréhension de l’autre, la barrière semble totalement étanche même si Haruo évoluera peut-être au cours des autres films. Cette première partie doit être prise pour ce qu’elle est : un premier tiers de film assez court (moins de 90 minutes) qui introduit l’univers et alterne entre une phase explicative et une phase bien plus orientée action (à partir du moment où ils sont de retour sur Terre). Le cahier des charges est rempli et pose même de petits cailloux pour la suite (le mécha Godzilla…). Et n’oubliez pas de regarder jusqu’au bout car il y a une scène post-générique !

Côté rendu, nous avons un film d’animation en images de synthèse (CGI) avec un rendu cel-shading qui n’est pas pour déplaire. Certes les visages des personnages sont assez lisses, certains de leurs gestes sont un peu trop mécaniques mais dans l’ensemble l’animation est bonne, les scènes d’action sont très dynamiques quand les paysages offerts valent qu’on s’y attarde un peu plus que nos héros qui n’ont pas vraiment le temps pour ça.

 

retour à la maison
Retour à la maison ! © Netflix, Toho, Polygon Pictures

 

Bientôt le second round

Godzilla, partie 1 : La planète des Monstres pose dans les bases d’un univers intéressant à suivre même s’il reste encore des points à développer. Le second volet devrait sortir cette année et tient un rôle charnière. Maintenant que nous sommes sur Terre il importe d’explorer ce continent, de mieux saisir ce qui a pu se passer pour, pourquoi pas, essayer de trouver sa place et de mieux comprendre ce qui n’a pas marché dans le passé pour ne pas reproduire les mêmes erreurs.

Publié par

Anvil

Lecteur de manga, manhua, manhwa... visionneur d'animés, films... et de plein d'autres "trucs" car ma curiosité n'a (presque) pas de limites. Je suis touche-à-tout sans être bon à rien. Les avis présents ici n'ont, par conséquent, aucune prétention si ce n'est celle d'offrir un point de vue sur une œuvre qui m'a interpellé. Vous pouvez me retrouver sur Twitter : @Anvil_G ; sur Sens Critique : Anvil et ailleurs... See you Space Cowboy!

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