Area 51, vol.14 – Alter ego

« Je ne peux vraiment pas te laisser
seul une minute, ma parole ! »
Amaterasu à Tsukuyomi

On ne le croirait pas mais c’est en avril 2015 qu’Area 51 a démarré en France. Et c’est aussi au mois d’avril de cette année, après un peu plus de trois ans, que la série achèvera son aventure. Le tome 14 est donc l’avant-dernier, qui permet à McCoy de conclure quelques dossiers et d’en rouvrir un autre, qui promet de laisser des traces…

Area 51 T.14

Une guerre se termine…

La guerre des Dieux a quelque chose de la bagarre de cour de prison dans Area 51. La zone 51 n’est après tout qu’une zonzon où des détenus un peu particuliers sont réunis. Les groupes s’efforcent de défendre leur territoire, d’étendre leur influence et quand ça coince trop, que les grands « pontes » ne peuvent calmer le jeu, la guerre a lieu. Elle a donc un aspect récurrent, dans les dégâts comme dans les pertes. Et même s’il s’agit de Dieux ils ne reviennent pas toujours. Nous ne sommes pas dans le monde d’Altered Carbon

Alors il faut s’y faire, pleurer ses morts et ne pas végéter sur place car la vie continue. Notamment celle de McCoy qui n’est jamais en manque de travail. Le temps de s’occuper d’une petite affaire, de jouer les entremetteuses et hop la voilà menacée. Avec un corps en pas trop bon état, un contenu qui intéresse tout le monde mais dont personne ne peut s’approcher on pourrait penser que tout est rentré dans l’ordre et que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Gde Amaterasu
Amaterasu version XXL

… une autre commence ?

Sauf que dans Area 51 rien n’est jamais normal très longtemps. Ainsi alors même que les Dieux sont supposés laisser McCoy tranquille c’est elle qui va mettre un grand coup de pied dans la fourmilière. Façon qui tâche et qui ne passe pas inaperçue. Qu’on se le dise, le dernier tome de la série promet d’être encore plus furieux que ce qui a précédé. Une folie furieuse s’annonce. La der’ des der’ sans doute.

Les ingrédients en présence pour un final d’anthologie : un nouvel ennemi public dans la zone 51, tout le monde (ou presque ?) à ses basques, un vœu qui reste à Kishirô, une vengeance qui sera peut-être enfin accomplie, un repos bien mérité pour l’héroïne qui aura peut-être droit à un « upgrade » si ses derniers actes attirent l’attention de certains.

Et bam
Légitime défense ?

Assembler les pièces du puzzle

Ce quatorzième volume permet de rassembler (ou presque) les différents éléments aperçus dans les volumes précédents. Masato Hisa referme les portes qu’il avait ouvertes au fur et à mesure que son imagination se déployait dans les différents chapitres. Les éléments sont plus ou moins enracinés dans l’histoire mais il est plaisant de voir que tel point que l’on avait en tête n’a pas été oublié par l’auteur.

Surtout, le tome permet d’un peu mieux comprendre les origines de la zone 51. Parce que l’armée américaine est bien gentille mais la voir elle ou l’administration états-unienne derrière la fondation de la zone était un peu trop gros. Ce serait suffisant pour calmer les envies d’ailleurs des divinités ? L’organisation et les hiérarchies véritables s’exposent, qui jettent une lumière crue sur un environnement sans pareil.

Cest reparti
Toujours en vie, rassurez-vous…

See you Space Cowboy

Cet avant-dernier volume a un goût proche du final de CowBoy Bebop. La conclusion sera peut-être différente mais on sent que plus rien ne sera jamais comme avant, que les personnages que l’on suit depuis plusieurs années vont tirer leur révérence. Un peu de mélancolie est donc là, comme pour mieux accompagner une série qui aura su imposer sa patte et pour laquelle on attend un final d’anthologie. Rendez-vous en avril pour la conclusion avec un tome qui, en prime, sera plus gros que les précédents ! De quoi permettre à Masato Hisa de conclure comme il le souhaite ?

 

Copyright T14

Un très grand merci à l’équipe Casterman/Sakka pour les planches qui illustrent cet avis !

Publié par

Anvil

Lecteur de manga, manhua, manhwa... visionneur d'animés, films... et de plein d'autres "trucs" car ma curiosité n'a (presque) pas de limites. Je suis touche-à-tout sans être bon à rien. Les avis présents ici n'ont, par conséquent, aucune prétention si ce n'est celle d'offrir un point de vue sur une œuvre qui m'a interpellé. Vous pouvez me retrouver sur Twitter : @Anvil_G ; sur Sens Critique : Anvil et ailleurs... See you Space Cowboy!

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